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L’attente a été longue mais « En Deux Mots » revient.

Dans cette période très chargée  ou les représentants du personnel participent à de nombreuses réunions ou négociation, notre disponibilité et notre présence sur les sites de Chalon et Sully ont été très diminuées. Les consultations du CE viennent d’avoir lieu et les membres du CE ont donné un avis défavorable à la réorganisation d’AREVA NP et de ses conséquences sur l’emploi et un avis favorable sur l’accord qui améliore les conditions de départ du PDV. Du travail reste encore à faire sur la réorganisation d’IB-F et nous avons demandé à être consulté quand les éléments détaillés nous auront été présentés. La commission de suivi du Plan de Départ Volontaire se réunit régulièrement depuis le 22 février, vous pouvez contacter les membres de cette commission pour avoir plus de détail et leur faire part de vos éventuelles difficultés.

Avis du CE AREVA NP chalon Sully sur le projet de réorganisation  de la société AREVA NP SAS et de ses conséquences sur l’emploi

Les membres sont consultés aujourd’hui sur le projet de réorganisation de la société AREVA NP SAS et de ses conséquences sur l’emploi. Concernant la réorganisation d’IB-F, le niveau de détail actuel du projet ne nous permet pas de donner un avis formel sur ce sujet, les membres du CE souhaitent être consultés sur ce point lorsque le projet sera finalisé, que les organigrammes détaillés, les notes d’organisation ainsi que les notes de fonctionnement leur auront été présentés.

Nous souhaitons, en préambule, rappeler certains éléments historiques du groupe AREVA pour que l’avis rendu ce jour soit situé dans ce contexte global.

Le projet « TOP CO » rebaptisé ensuite AREVA a été créé en 2001 par la fusion de Framatome et de la Cogema, sociétés détenues par l’état, alors leaders respectifs dans leurs domaines d’activité de chaudiériste nucléaire et du cycle du combustible uranifère. A cette époque les comptes de ces entreprises étaient sains et les modèles économiques très rentables.

 Ce groupe a été créé pour proposer une offre intégrée de construction de réacteur nucléaire, de combustible et de services aux électriciens mondiaux dans un marché qui semblait devoir croitre rapidement. La croissance attendue n’a pas été au rendez-vous  et les dirigeants  respectifs du groupe sont restés sur une vision démesurément optimiste du marché et ont investi massivement dans des projets  couteux et parfois hasardeux (Uramine, OL3) sans que notre actionnaire ne se soucie d’une quelconque  cohérence économique et  industrielle et de ses conséquences pour la filière nucléaire française dont AREVA et EDF sont les principaux acteurs.

Au printemps 2015, l’optimisme béat de nos dirigeants est tombé et la réalité économique  du groupe a enfin fait réagir notre actionnaire principal. Dans son courrier du 3 juin 2015, l’Etat a décidé faire machine arrière et  d’adosser les activités de chaudiériste à EDF, en lui imposant le rachat d’AREVA NP tout en demandant au groupe AREVA de poursuivre son plan de redressement qui se traduit principalement par une baisse importante des effectifs pour 6 sociétés du groupe dont AREVA NP.

Pour l’établissement AREVA NP Chalon Sully et plus généralement pour la base installée France, il est peut être opportun de modifier l’organisation pour améliorer l’efficacité opérationnelle mais  la charge des cinq prochaines années ne justifie aucunement la baisse des effectifs. Les hypothèses d’activités prises en compte sont du même ordre que celles qui nous ont été présentées lors des années précédentes et sont soumises aux mêmes facteurs d’incertitudes et de saisonnalités. Seule la contribution d’IB-F à la position dogmatique du groupe AREVA de réduction de la masse salariale explique ce positionnement.

De notre point de vue, les 140 postes supprimés dans IB-F auraient pu être planifiés dans le cadre de la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC), en adaptant les recrutements au nombre de départ. La gestion des compétences doit se faire en cohérence avec une logique industrielle de filière et avec toute l’anticipation nécessaire à l’accompagnement tutorial et à l’acquisition d’expérience opérationnelle.

L’annonce de la restructuration du groupe, l’absence de stratégie, le gel des salaires de 2012 et 2015,  la régression annoncée des acquis sociaux (intéressement, mutuelle santé, temps de travail, etc…) et l’impossibilité de nos dirigeants à valoriser et à contractualiser sur  un « retour à bonne fortune » ont poussé de nombreux salariés à quitter l’entreprise.

Dans un contexte règlementaire de plus en plus exigeant et malgré un recrutement important ces dernières années (40 % des salariés ont moins de 5 ans d’ancienneté) IB-F est confronté à l’érosion de sa culture qualité, de ses compétences techniques et cela se traduit par des difficultés croissantes à réaliser nos projets.

Même s’il va contenter certains salariés, le Plan de Départs Volontaires va  dégrader notre capacité à tenir nos objectifs et il va avoir des conséquences importantes sur la qualité de vie et les conditions de travail de ceux qui vont rester. Dans le même temps, les dispositions prévues dans le cadre du PDV vont générer désillusions et frustrations pour des salariés expérimentés que l’entreprise ne laissera pas partir. Cela génère déjà certains RPS qui sont identifiés dans l’avis défavorable rendu le 17/02 par le CHSCT.

Dans ce contexte, les membres du CE demande à la direction d’IB-France :

  • D’élaborer et de leur présenter un plan d’action détaillé sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences qui répondent aux enjeux opérationnels pour la totalité des métiers critiques identifiés dans le livre I. Il définira à minima, un nombre de poste cible en fonction de la charge envisagée dans chacun des métiers, des échéances  et des plannings individuels fiables et sécurisé.  Il devra s’appuyer sur un processus d’acquisition théorique et pratique par métier, sur la disponibilité des « tuteurs », sur des chantiers opérationnels identifiés. Il fera l’objet d’un suivi régulier qui sera présenté chaque trimestre lors d’une réunion du CE.
  • D’utiliser au maximum les dispositions de l’accord pour permettre à la fois de satisfaire un maximum de demandes tout en assurant le meilleur transfert de savoir et de compétences possible. Dans cette période difficile, certains départs permettront peut-être des opportunités de carrière pour certains salariés motivés.
  • D’ouvrir des négociations avec les OS pour trouver un dispositif d’accompagnement et de valorisation du transfert des savoirs.

La performance d’IBF passe par des réalisations industrielles sans failles et celles-ci ne pourront se faire qu’avec  des salariés formés, expérimentés et motivés.

Il est de la responsabilité de la direction d’IB France, par ces arbitrages économiques et opérationnels d’aujourd’hui, de se donner les moyens d’assurer nos activités présentes et permettre celles de demain.

Compte tenu des éléments évoqués, les membres du CE Chalon Sully rendent un avis défavorable sur le projet de réorganisation de la société AREVA NP SAS et de ses conséquences sur l’emploi.

 

 

CE CHALON SULLY AREVA NPwww.ce-arevachalon.fr

 

L’attente a été longue mais « En Deux Mots » revient.